Publié le 26 octobre 2026
Quatre regards sur l'entreprise
Le pilotage ouvre sur quatre cartes : l'économie, le social, l'environnement, la trésorerie, chacune avec son évolution par rapport à l'exercice précédent. Dessous, les soldes de gestion sur trois exercices, et l'évolution en base 100 du chiffre d'affaires, de l'effectif et des émissions.
Ce n'est pas un bilan carbone, ni un rapport d'expert : c'est la lecture de l'entreprise par ses propres chiffres, pour la direction, réservée au droit de piloter. Les chiffres du social sont nominatifs, et ils ne sortent jamais de l'instance.
Chaque chiffre dit d'où il vient
Un indicateur se compare sur trois exercices, et un clic déplie sa formule, ses composantes et les comptes retenus, du plus gros au plus petit. Une cellule vide dit pourquoi : à importer, non repéré dans vos libellés. La direction éteint les indicateurs qui ne lui parlent pas, pour tout le monde.
L'économie va jusqu'à ce qu'un banquier regarde : autonomie financière, endettement, capacité de remboursement, liquidités, besoin en fonds de roulement, capacité d'autofinancement, rentabilités, et trois scores de santé présentés comme des repères calibrés hors de France, avec leur zone, jamais comme un verdict. Les délais clients et fournisseurs se calculent sur les jours réels de l'exercice.
Un exercice en cours ne se compare pas à une année pleine : il se lit à date comparable, chaque solde contre la même date de l'exercice précédent, avec une projection de fin d'exercice si la tendance se prolonge. La trésorerie se compare, elle ne se projette pas.
Ce qui mérite un regard
Des règles, écrites d'avance et sans intelligence artificielle, surveillent vos chiffres : capitaux propres sous la moitié du capital, trésorerie nette négative, clients qui paient plus tard, marge qui se tasse alors que le chiffre d'affaires monte, dette qui saute, masse salariale qui dérape, et la qualité de vos données elle-même. Chaque constat porte sa gravité, son explication, les chiffres qui l'ont fait tirer et la question à vous poser.
Deux règles rapprochent la paie et la comptabilité : les déclarations sociales qui ne décrivent pas la même société que la fiche de l'entreprise, et la paie déclarée qui ne rejoint pas la paie comptabilisée. Un constat n'est pas un diagnostic : une règle a tiré, et vous regardez.
L'analyse du dossier, écrite par vos agents
L'analyste financier écrit la lecture de l'économie, le gestionnaire RH celle du social, le responsable environnement celle de l'environnement, et l'assistant en fait la synthèse : la lecture d'ensemble, les points les plus importants, ce que les univers se disent entre eux, les risques, les actions, les questions, les limites.
Chaque agent ne reçoit que les chiffres du moteur et les constats, et une relecture compare chaque montant de son texte aux chiffres : un montant exact est vérifié, un arrondi est toléré, un montant absent des données est retiré, et une analyse qui en invente trop est refusée plutôt que montrée. La signature, toujours automatique, dit ce que la relecture a vérifié. Un agent en pause est dit en pause, et la synthèse se fait sans lui.
Vos données : un fichier, ou votre logiciel relié
Le plus simple : déposer le fichier des écritures de chaque exercice et vos déclarations sociales mensuelles, telles que vos logiciels les sortent. Le pilotage se recalcule pour l'exercice choisi et les deux précédents.
Le plus confortable : relier votre logiciel comptable et votre paie dans vos ressources, avec vos identifiants vérifiés avant d'être retenus. Le grand livre remonte alors tout seul, à la cadence que vous réglez, et les mois de paie avec lui. Avec le logiciel comptable relié, les factures d'énergie et de carburant rattachées aux écritures sont lues : l'empreinte parle en kilowattheures et en litres plutôt qu'en euros. C'est une estimation, et la page le dit.
ACD et Silae sont reliés aujourd'hui, et tournent sur de vrais dossiers.
Votre secteur, pour vous situer
Trois ratios de l'exercice, le taux de valeur ajoutée, le taux de marge et le taux d'investissement, se posent en face de ceux que l'INSEE publie pour votre secteur, avec l'écart, le millésime et le lien vers la source. Un ordre de grandeur, pas une norme ; le bloc n'apparaît pas pour un secteur que l'INSEE ne couvre pas.
Les références comptables et fiscales qui servent à l'analyse sont datées et disent quand les vérifier sur la source officielle, qui prime toujours.
Ce qu'il ne fait pas
Il ne remplace pas votre expert-comptable ni le conseil : il lit, il signale, il écrit une lecture signée comme automatique, et vous décidez. Il ne mesure pas votre empreinte, il l'estime, par la méthode monétaire puis par vos factures quand il les lit. Et il n'est pas encore en service chez un client : nous le montrons lors d'un échange, sur un jeu de données fabriqué pour la démonstration, avec six exercices et une équipe.















