Confiance

La sécurité de vos données, concrètement

Confier ses connaissances internes à une IA se décide sur des faits. Voici où vivent vos données, qui peut les lire, ce qui sort de votre instance et ce qui n'en sort pas.

Mis à jour le 11 septembre 2026

Une instance par entreprise, une base par instance

IntraIA n'est pas une plateforme mutualisée où les données de tous les clients cohabitent dans une même base. Chaque entreprise a son instance : son serveur, sa base de données, ses réglages, ses comptes. Aucune ne peut lire quoi que ce soit d'une autre, pour une raison simple : rien ne les relie.

Cette isolation ne se règle pas, elle découle de l'architecture. Compromettre les données de plusieurs clients demanderait de compromettre chaque serveur, un par un.

L'index et la recherche restent sur la machine

Quand vous branchez une documentation ou déposez une procédure, IntraIA la découpe et l'indexe pour la recherche en langage courant. Ce travail se fait sur votre instance, par un moteur d'analyse sémantique installé localement. Vos documents ne partent pas se faire analyser sur un service tiers, et rien n'est envoyé à un fournisseur d'IA pour construire l'index : des milliers de passages de connaissance sont découpés et rangés sur place, sans qu'une ligne ne sorte.

Ce qui part chez le fournisseur d'IA, et rien d'autre

Quand un collaborateur pose une question, l'instance cherche d'abord dans l'index local, puis transmet au fournisseur d'IA configuré la question et les seuls extraits utiles à la réponse. Pas la base entière, pas le document complet. Aujourd'hui, ce fournisseur est Anthropic, dont l'API n'utilise pas les données transmises pour entraîner ses modèles.

Ce fournisseur n'est pas gravé dans le produit : il se change dans l'administration, et le produit sait s'adresser à un modèle installé chez vous, auquel cas plus rien ne sort de l'entreprise. Nous ne l'avons pas encore mis en service pour rédiger, et nous conseillons d'attendre : le matériel capable de faire tourner un bon modèle coûte encore cher pour ce qu'il rend, et l'API reste, à ce jour, le choix raisonnable. Nous ne sommes pas maximalistes de la souveraineté, plutôt pragmatiques. Le jour où le passage en local sera économiquement logique, nous l'accompagnerons.

Le relais vers un support d'éditeur suit la même prudence. Quand une demande part chez ACD ou Silae, l'assistant retire les noms de vos clients et les données sensibles avant l'envoi. Et vous relisez le message avant qu'il ne parte : rien ne quitte l'instance sans un geste humain.

Qui voit quoi : des droits, des profils, un portail à part

Tout le monde ne voit pas tout. Des droits se règlent par profil ou individuellement, et les menus, les blocs d'accueil et les fonctions changent selon le rôle. Un collaborateur ne voit que les dossiers de son périmètre, et l'assistant lui-même ne cherche que dans ce à quoi la personne a droit.

Les clients de votre entreprise, eux, n'entrent jamais dans l'espace interne. Leur portail est un monde à part : leurs dossiers, leurs échanges, rien d'autre. Ni le trombinoscope, ni la base de connaissance, ni les outils ne leur sont servis.

Les gestes techniques du quotidien

Le reste relève de l'hygiène, et nous la tenons. Tout passe en HTTPS. Les mots de passe sont chiffrés avec argon2, les sessions vivent dans des cookies inaccessibles aux scripts de la page. Chaque serveur que nous administrons est sauvegardé toutes les nuits à 3h30, avec quatorze jours de rétention, et chaque archive est vérifiée juste après son écriture : une sauvegarde illisible se signale la nuit même, elle ne se découvre pas le jour où on en a besoin.

L'hébergement : chez nous ou chez vous

Un serveur privé dédié que nous fournissons et administrons, ou votre propre infrastructure si votre politique interne l'exige. Le prix ne change pas. Dans le second cas, vos données ne quittent vos murs que pour la génération des réponses, dans les conditions décrites plus haut.

Aujourd'hui, l'instance type est un serveur cloud chez Hetzner, en Allemagne ou en Finlande : 4 cœurs, 8 Go de mémoire, 80 Go de disque, une machine par entreprise, sauvegardée chaque nuit. Ce n'est pas un nuage partagé avec vos voisins. Si vous grandissez, on change de taille de machine avant que ça serre : un cran, nous l'absorbons ; au-delà, seul l'écart d'hébergement est refacturé, à prix coûtant. Le logiciel et le prix IntraIA ne sont pas indexés sur cette taille. Chez vous, il faut une machine comparable : 4 cœurs, 8 Go et 80 Go au minimum pour le socle, davantage pour un modèle de rédaction local.

Toujours sur cette machine : vos documents, l'index, la recherche, les droits, la validation, et une grande partie du traitement, classer, retrouver le passage utile, préparer un relais, dire « je ne sais pas ». Ce qui peut sortir : la question et les seuls extraits utiles, uniquement pour rédiger. Sur une machine de cette taille, un modèle local se réserve à la recherche et aux petits traitements ; la rédaction locale demande plus de matériel.

Ce que nous n'avons pas encore

Pas encore de certification ISO 27001, pas de rapport SOC 2, pas d'audit de sécurité externe à ce jour. Nous offrons à la place une architecture assez simple pour être comprise et vérifiée, et des réponses directes : posez vos questions techniques lors d'un échange de trente minutes, ou écrivez-nous à bonjour@intraia.fr.

Toutes les informations d'un dossier ne se valent pas

La fiche d'un client contient des choses que tout le monde peut voir et d'autres que non. Son identité, ses dirigeants et ses outils sont ouverts à l'équipe et au client lui-même. Sa facturation et ses coordonnées bancaires, IBAN et mandat de prélèvement compris, ne s'affichent que pour les personnes qui ont le droit de gérer les clients, et jamais dans l'espace du client.

Ce filtrage est fait au moment de lire et d'écrire, pas au moment d'afficher. Un collaborateur sans ce droit ne reçoit tout simplement pas ces champs, et s'il enregistre la fiche, les valeurs qu'il n'a pas vues restent intactes.

Une organisation présente sur plusieurs villes ajoute un cran : chaque dossier porte le bureau qui le suit, et les listes se filtrent par bureau. Utile quand plusieurs sites partagent une seule plateforme et que chacun ne doit voir que ce qui le concerne.

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