Publié le 29 octobre 2026
Qu'est-ce qu'un chatbot interne d'entreprise ?
Un chatbot interne d'entreprise est un assistant conversationnel réservé aux personnes de l'entreprise, qui répond à leurs questions à partir des documents, des procédures et des logiciels de la maison. On lui parle comme à un collègue, et il répond en citant d'où vient ce qu'il dit.
La différence avec un assistant public tient en deux points. Un assistant public répond avec ce qu'il a appris du web entier et ne sait rien de votre entreprise : il ne connaît ni votre procédure de clôture ni le dossier du client qui vient d'appeler. Un chatbot interne travaille sur vos documents, et il respecte les droits de chacun : la personne qui pose la question ne reçoit que ce qu'elle a le droit de lire.
Le mot « chatbot » fait penser aux robots des sites marchands, qui déroulent un arbre de réponses préparées à l'avance. Ce n'est pas de cela qu'il s'agit ici. Un chatbot interne lit vos sources et rédige une réponse à chaque question ; c'est ce qu'on appelle aussi un assistant IA d'entreprise.
Ce qu'il doit lire
Un chatbot interne répond avec ce qu'on lui a donné à lire, et rien d'autre. Sa qualité dépend donc d'abord des sources branchées, avant le choix du modèle. C'est la limite que nous écrivons sur chacune de nos pages : notre assistant répond juste quand les sources sont là, et il le dit quand elles manquent.
Les sources à brancher, dans l'ordre où elles servent le plus. Les procédures internes et les documents de référence, notices, modèles, comptes rendus de décisions : c'est ce qu'on demande dix fois par jour à un collègue. Les documentations des logiciels métier : pour un cabinet d'expertise comptable, les aides en ligne de l'éditeur comptable et du logiciel de paie. La GED, les espaces partagés et la messagerie, par un connecteur qui n'indexe que ce qui a été coché. Et les réponses déjà validées : une question posée une fois, dont la réponse a été relue, ne devrait jamais être posée deux fois.
Ce qui sépare deux chatbots qui lisent les mêmes sources : le découpage des documents, la recherche qui retrouve le bon passage, et le reclassement des extraits avant la rédaction. Chez nous, la découpe, l'indexation et le reclassement se font sur votre machine ; le modèle de rédaction reçoit la question et les extraits utiles, jamais la base ni un document entier. La page sur la base de connaissance d'entreprise décrit cette mécanique.
Qui voit quoi
Un chatbot interne qui lit tout ne doit pas tout dire à tout le monde. Le dossier d'un client, les bulletins de paie, un contrat en négociation : ces documents ont déjà des droits dans l'entreprise, et le chatbot doit les respecter au mot près.
Le point à vérifier avant d'acheter : où les droits sont-ils vérifiés ? S'ils le sont dans la consigne donnée au modèle, « ne parle pas des dossiers qui ne sont pas ceux de la personne », ils ne tiennent pas : un modèle se laisse convaincre. Ils doivent être vérifiés côté serveur, avant que le modèle ne voie quoi que ce soit. La recherche ne retourne que les passages auxquels la personne a accès, et le modèle ne peut pas citer ce qu'il n'a pas reçu.
C'est ainsi que travaille le nôtre. Un collaborateur ne voit jamais un dossier qui n'est pas le sien, et l'assistant non plus : le périmètre est vérifié côté serveur, dans les droits par profil ou par personne que vous réglez dans l'administration. Les clients du cabinet, eux, parlent à un assistant borné à leur dossier, dans un espace tenu à l'écart de l'espace interne. Le détail est sur la page sécurité des données.
Il cite, et il dit quand il ne sait pas
Une réponse sans source est une réponse à vérifier, donc une réponse qui n'a rien fait gagner. Un chatbot interne doit citer le passage d'origine, et ce passage doit s'ouvrir d'un clic : l'article de la documentation, la page de la procédure, le document de la GED.
Il doit aussi savoir se taire. Quand la réponse n'existe nulle part dans ses sources, un bon chatbot le dit, plutôt que d'inventer une procédure plausible. Une procédure inventée fait perdre plus de temps qu'elle n'en fait gagner, et elle ruine la confiance en une seule réponse.
Chez nous, une question sans réponse ne meurt pas. Si vous le décidez, elle part vers votre expert métier, vers votre informaticien ou vers le support de l'éditeur du logiciel, et elle devient une demande suivie. Quand la réponse revient et qu'une personne habilitée la valide, elle rejoint la base. Le lendemain, la même question trouve sa réponse, avec sa source. C'est cette boucle qui fait grandir ce que l'entreprise sait, sans que personne ait à documenter quoi que ce soit.
Dernier point : quand le chatbot répond à un client de l'entreprise, par un espace client ou un site, sa réponse est signée comme automatique. Chez nous, c'est un principe du produit, et il ne se désactive pas.
Les options du marché, comparées logiciel à logiciel
Quatre façons d'avoir un chatbot interne en 2026, et une cinquième, la nôtre. Les faits ci-dessous ont été relevés sur les pages des éditeurs le 29 octobre 2026 ; ils changent souvent, vérifiez-les avant de signer. Chacun de ces outils répond à un besoin réel, et le bon choix dépend de ce que vous avez déjà.
| L'outil | Ce qu'il lit | Le prix relevé le 29/10/2026 | Où vivent les données |
|---|---|---|---|
| Microsoft Copilot Chat et Microsoft Copilot | Copilot Chat : le web, pas vos documents. Microsoft Copilot, payant : vos fichiers, vos mails et vos conversations Microsoft 365, dans les droits déjà en place. | Copilot Chat sans surcoût avec un compte Microsoft Entra et un abonnement Microsoft 365 éligible. Microsoft Copilot : 30 $ par utilisateur et par mois en engagement annuel, en plus de la licence Microsoft 365. | Chez Microsoft, dans votre espace Microsoft 365. Vos requêtes et les réponses ne servent pas à entraîner les modèles. |
| ChatGPT Business | Les documents que vous déposez et les connecteurs vers vos outils que l'administrateur active. | 20 $ par utilisateur et par mois en engagement annuel, 25 $ en mensuel, deux sièges au minimum. | Chez OpenAI. Vos données ne servent pas à l'entraînement par défaut. |
| Vibe de Mistral (ex-Le Chat) | Les documents déposés et une centaine de connecteurs : e-mail, agenda, Slack, GitHub et d'autres. | Team : 24,99 $ par utilisateur et par mois. Enterprise sur devis. | Sur le cloud de Mistral ; l'administrateur désactive l'entraînement sur vos échanges pour toute l'organisation. L'offre Enterprise s'installe chez vous ou dans votre cloud privé. |
| Dust, un outil sans code | Vos outils reliés par connecteurs : Slack, Notion, GitHub, Drive et une vingtaine d'autres, ou tout outil par MCP. Les assistants se construisent sans écrire de code. | Pro : 24 € par siège et par mois en annuel, 30 € en mensuel, pour des équipes jusqu'à 100 personnes. Enterprise sur devis. | Chez Dust, aux États-Unis ou en Europe, au choix. |
| IntraIA | Vos procédures et vos documents, votre GED, Microsoft 365 (SharePoint, OneDrive, Exchange), les documentations de vos logiciels métier, et les réponses validées par vos équipes. | 2 250 € HT par an et par site jusqu'au 31 décembre 2026, avec un engagement de 24 mois ; 2 790 € HT ensuite. Jamais par utilisateur. Consommation d'IA incluse jusqu'à 100 € HT par an. | Sur votre instance : un serveur isolé que nous fournissons chez Hetzner, en Allemagne ou en Finlande, ou votre propre machine. L'indexation reste chez vous ; le modèle de rédaction reçoit la question et les extraits utiles. |
Comment lire ce tableau. Un prix par utilisateur paraît petit et se multiplie : à 30 $ par personne, une équipe de vingt coûte 7 200 $ par an, hors licences de base. Une plateforme installée pour l'entreprise se compte une fois, quel que soit le nombre de personnes qui s'en servent.
Ce que les offres grand public ne font pas, et que nous avons construit en premier : lire vos logiciels métier à travers leur documentation, relayer une question au support de l'éditeur quand la documentation ne suffit pas, et faire valider une réponse par une personne de chez vous avant qu'elle n'entre dans la base. Les agents IA prolongent l'assistant sur leurs terrains : les logiciels, les chiffres, le social.
Deux précisions sur notre ligne du tableau. Le connecteur Microsoft 365 est développé et vérifié par nous, pas encore vu tourner chez un client ; Google Workspace viendra. Et le produit sait aussi parler à un modèle installé chez vous : pour la rédaction, il demande une machine plus puissante que celle que nous fournissons. La page sur l'IA souveraine dit ce que nous tenons et ce que nous ne tenons pas encore.
Ce que la charte doit prévoir
Un chatbot interne ne dispense pas d'une charte IA, il lui donne un sens : la règle « ne collez pas de données de clients dans un assistant public » devient tenable le jour où une alternative interne existe. La charte dit quels outils sont autorisés, quelles données ne sortent jamais, ce qui est relu par un humain avant de partir, et à qui l'on signale une réponse fausse. Un modèle en huit articles est sur la page charte IA d'entreprise.
Les questions qu'on nous pose
- Combien coûte un chatbot interne d'entreprise ?
- Entre une licence par utilisateur, de 20 à 30 $ par mois et par personne pour les offres relevées le 29 octobre 2026, et une plateforme installée pour l'entreprise. Chez nous : 2 250 € HT par an et par site pendant le lancement, puis 2 790 € HT, quel que soit le nombre d'utilisateurs, avec la consommation d'IA incluse jusqu'à 100 € HT par an. Le coût réel, c'est surtout le temps passé à choisir les sources et à valider les premières réponses : comptez quelques heures sur la première semaine.
- Les données sortent-elles de l'entreprise ?
- Cela dépend de l'outil, et c'est la première question à poser. Avec un assistant public utilisé sans compte d'entreprise, oui, et elles peuvent servir à l'entraînement. Avec les offres professionnelles, l'entraînement est exclu par contrat, mais les documents sont indexés chez le fournisseur. Chez nous, l'indexation se fait sur votre instance ; pour rédiger, le modèle reçoit la question et les extraits utiles, jamais la base ni un document entier. La page sécurité des données le dit noir sur blanc, avec ce que nous n'avons pas encore.
- Faut-il un informaticien pour mettre en place un chatbot interne ?
- Pas pour l'installer, si le fournisseur s'en charge : nous livrons votre instance sous 7 jours, à vos couleurs. Il faut en revanche quelqu'un chez vous qui sache quels documents font foi, quels logiciels comptent et qui a le droit de voir quoi. C'est un travail de responsable, pas de technicien. Quand vous avez un informaticien, dans vos murs ou prestataire, il a sa place dans les droits, et nous l'accueillons volontiers à la mise en service.
- Un chatbot interne peut-il tourner sur un modèle local ?
- Oui, et c'est une direction que nous tenons. Notre produit sait parler à un modèle installé chez vous, Ollama, vLLM ou tout service qui parle le dialecte d'OpenAI, et le fournisseur se change dans l'administration. La limite est la vitesse : sur un serveur sans carte graphique, un modèle de 7 milliards de paramètres produit 3 à 6 mots par seconde, trop lent pour le chat, et demande le double de la mémoire de la machine que nous fournissons (mesure du 7 septembre 2026). Nous conseillons donc le local plus tard, quand les prix et les capacités le rendront raisonnable. La découpe et l'indexation de vos documents, elles, tournent déjà chez vous.
- Que faire quand le chatbot se trompe ?
- Regarder la source citée : le plus souvent, l'erreur vient d'un document périmé ou d'une procédure en double, et c'est le document qu'il faut corriger. Puis signaler la réponse. Chez nous, une réponse ne rejoint la base qu'après la validation d'une personne habilitée, dans une seule file « À traiter » ; une réponse fausse qui y est entrée se corrige au même endroit, et la correction vaut pour toutes les questions suivantes. Votre charte doit dire à qui l'on signale, et promettre que personne n'est sanctionné pour l'avoir fait.
Pour l'essayer
La démonstration pour un cabinet d'expertise comptable est ouverte sans inscription. Posez-lui une question sur une procédure, regardez la source qu'il cite, puis posez-lui une question dont il n'a pas la réponse : essayer la démonstration, ou lire d'abord ce que le cabinet y trouve. Pour la paie et les ressources humaines, la page RH et paie. Et quand vous êtes décidé, la page d'achat dit le prix sans zone d'ombre.


